Conti Winter Tour 2011

Réalisé par Olivier Maheo

Tous les efforts des préparateurs Conti sur la piste de l'Eclose (celle du trophée Andros) ont été nécessaires afin de nous assurer, le matin du jour J, une piste glacée recouverte de neige, piste qui aura finalement tenue le temps des essais toute une journée, sous une température se réchauffant heure après heure. En arrivant sur cette piste de l'Alpe d'Huez, on découvre la mise à disposition de Clio RS chaussées des dernières gommes hiver de chez Conti : le ContiWinterContact TS830P. Etait également présente une Subaru Impreza 4WD 2.0D, afin de comparer le comportement de voitures différentes en poids, taille et motricité. Le dernier TS830P est siglé 3PMSF (3 Pics Mountains Snow Flake) et répond à une réglementation, garantissant un niveau minimal de performance. Il faut savoir qu'un vrai pneu hiver gardera ses caractéristiques d'adhérence quand la température descend sous les 7°C, là où un pneu standard verra sa gomme durcir, ce qui a pour conséquence de réduire l'adhérence et d'augmenter les distances de freinage.

continental winter tour 2011 courbe rapide

On commence par la formation de 2 groupes pour les 2 ateliers, l'un travaillera le ressenti sur l'accroche des pneumatiques dans un slalom serré, plus un test de freinage en descente, l'autre parcourra des tours et testera les prises de courbes et virages, aux limites d'adhérence. La Clio RS est dotée d'aides à la conduite, ABS et ESP, qui se déclencheront dès que nous seront un peu optimistes sur les vitesses et les freinages. Cette traction, légère, chaussée de ces gommes typées hiver équipée d'aides électroniques est d'une efficacité redoutable ! Plus les tours passent, plus on se rend compte, sans réel bagage technique de conduite sur sol gelé, qu'on peut augmenter régulièrement la vitesse de passage en courbe : l'accroche reste impressionnante, l'ESP se déclenchant doucement (on l'entend même) corrigeant les excès sans pour autant «envahir» la conduite. De même, les freinages en descente se feront sans appréhension, avec facilité, l'ABS bien taré restant une aide incroyable dans de telles conditions d'adhérence. Les heures passant, tout le monde augmente le rythme, découvrant l'efficacité de cette auto chaussée en pneu hiver. Un de nos moniteurs nous a montré la différence avec une même Clio RS chaussée en pneu standard Eté : il est alors impossible de circuler sur la neige, l'auto patine, ne garde pas sa trajectoire, même les aides à la conduite ne pourront rien dans ces circonstances difficiles de conduite. L'autre point qui m'a surpris : même si la Subaru en 4 roues motrices, chaussée des mêmes pneumatiques, grimpe les pentes, passe le slalom sans soucis, et freine «court» dans la zone de freinage d'urgence, elle sous-vire finalement beaucoup à mon goût, et j'ai cette sensation qu'une auto plus légère, «seulement» en traction, fait finalement aussi bien, voir mieux. Le poids y est pour beaucoup, bien sûr, mais la différence de génération des autos n'y est pas pour rien. Une 4 roues motrice plus récente, de même poids que la Subaru, m'aurait laissé je pense un meilleur sentiment d'accroche et de facilité, pas cette lourdeur dans les enchaînements serrés. J'ai eu beaucoup plus de plaisir à conduire la Clio, elle est d'une redoutable d'efficacité ainsi chaussée sur la neige, jamais en arrivant ici j'aurais imaginé pouvoir conduire sur neige et glace de cette façon, avec facilité, rapidité et en toute sécurité surtout.

Le soleil toujours de la partie, il nous fallu même composer avec de brusques changements d'adhérence, quand par endroits, le bitume fit son apparition par plaques, là où quelques minutes auparavant, la neige et la glace étaient encore présentes. Cela engendrait des réactions brutales des autos, une accroche soudaine pendant une glisse, suivi immédiatement de nouveau par une glisse : merci les aides à la conduite ! Sans elles, quelques pare-chocs auraient rencontré plus souvent les talus de neige. La pause déjeuner arrive, on profitera d'une belle terrasse ensoleillée pour parler de nos impressions, nos ressentis, de l'incroyable accroche d'un pneumatique hiver comme le TS830P. Retour sur la piste, où la neige et la glace ont tellement fondu, et ont laissé place à de gros amas de «soupe» que redoutent tant les skieurs. Et que voyons-nous ? Un ensemble d'engins très particuliers : de gros Buggys Polaris RZR 800 équipés de pneus cloutés ! Tout d'abord très sceptique sur le coté «fun» annoncé par Continental pour l'essai de ces engins, j'accepte de faire partie des premiers à partir au volant de l'un d'eux. Un coach Conti m'explique le fonctionnement : «marche avant, marche arrière, point mort, ici 2x4 en propulsion, là le 4x4». Persuadé que ces buggys ne sont pas bien motorisés et pèsent «un âne mort», je décide de m'amuser à tester la propulsion sur neige fondue et glace. Là, c'est la claque ! Ces Polaris sont plutôt bien motorisés (bicylindre 4T de 760cm3, 15Kw pour 450kg), et ça envoie vraiment fort sur de la neige ! Après 1 ou 2 tours, je décide de rester en mode propulsion toute la session, et me fait plaisir avec de grandes dérives dans les courbes, des enchaînements de braquages et contre-braquages, à tel point que l'on transpire vite tellement le volant doit être tourné rapidement dans cet exercice. Les gerbes de neige derrière le Polaris ajoute encore au plaisir, et on apprécie là encore le travail des pneumatiques, des «WinterViking» cloutés, qui «arrachent» et grippent méchamment dans le peu de glace qu'il nous reste. Hélas, il faudra passer la main pour que les autres en profitent, mais cet engin est super efficace sur la neige et la glace, et un jouet ludique.

Commentez avec Facebook

Photos Conti Winter Tour 2011